04
juil.
'14

Enfin remis de la Nuit du Hack 2014

Publié le 04 juillet 2014

Samedi dernier (le 28 juin 2014) se déroulait la douzième édition de la Nuit du Hack, le rendez-vous incontournable des bidouilleurs/codeurs/geeks de tout poil. Une douzième édition marquée par de nombreux changements, et plus de 1500 visiteurs. J'étais de la partie (qui a dit "comme d'habitude" ?), avec un talk et demi et plusieurs workshops.

Les nouveautés

J'en avais déjà parlé dans un précédent billet, mais cette édition regorgeait de nouveautés: * des ateliers pour les enfants (NDH Kids) * un badge collector * des challenges en tout genre * des partenaires de folie * encore plus de place

A noter en particulier le bug bounty lancé durant la nuit, sponsorisé par Qwant et qui offrait des PS4 avec le jeu Watch_Dogs, des Nexus 5 et plein d'autres lots, la présence de l'ANSSI qui tenait deux stands (un dans Yes We Hack et l'autre dans la salle plénière), et d'OVH toujours fidèle au poste =).

Je pensais que cela ferait un peu beaucoup de choses à intégrer, mais au final tout s'est déroulé merveilleusement bien, à commencer par la NDH Kids.

NDH Kids

Le réveil fut un brin difficile (peu de sommeil durant les jours prédédant le début de la Nuit du Hack, pour cause d'organisation) mais je débutais la journée en beauté avec mon premier atelier pour les enfants: du bidouillage de pistolets Nerf (de Hasbro). De mes deux ateliers de la journée, celui-ci est celui que j'appréhendais le plus: je n'ai pas l'habitude de gérer des enfants de 8 à 16 ans. Le challenge était présent, surtout lorsqu'il a fallu sortir la perceuse pour réussir à extraire une pièce du pistolet car sinon cela aurait pris beaucoup de temps (12 pistolets à modifier). Un peu impressionnant pour les enfants, mais rigolo (pour les enfants, moi je faisais super attention de ne pas me transpercer la main). Malgré les quelques impatients, on n'a pas trop débordé sur le planning, et même le staff Ndh Kids était fan !

N'empêche, voir leur enthousiasme est franchement épatant: ils ont de l'énergie à revendre et plein d'idées ! Le graal, c'est quand une jeune fille m'a dit: "Ah il est déjà 11h45, mais on n'a pas vu le temps passer !". Une expérience à renouveler l'année prochaine, mais avec quelques précautions: le staff a été un peu débordé par les batailles qui s'en sont suivies, et les parents m'en veulent peut-être un peu pour les futurs cadeaux qui seront commandés au Père Noël. Cela ne m'a pas empêché de modder par la suite un Vortex Praxis et un Maverick ;) ...

Les talks

Etant tout particulièrement occupé lors de mon atelier pour les kids, je n'ai pas pu suivre tous les talks qui se déroulaient dans la salle plénière (Times Square). Cependant les quelques bribes que j'en ai vu étaient bien sympa: Benjamin Bayart, Renaud Lifchitz, Jayson Street, que du bon. J'ai assuré un talk et demie lors de cette Nuit du Hack, car cela faisait plus d'un an que je n'avais pas parlé sur cette scène et ça faisait du bien d'y retourner. Le premier talk que j'ai donné, intitulé "Break, dump & crash" parlait de rétro-ingénierie matérielle, et en particulier d'une puce Broadcom que l'on retrouve dans les modems câble supportant la norme DOCSIS 3.0. Apparemment j'ai fait un peu mal à certaines têtes, mais donné des idées à d'autres (et ça, c'est super).

Le second talk était en réalité une présence de soutien à mon ami et collègue Romain E Silva, pour qui ce talk sur la domotique était le tout premier. Lui qui stressait déjà devant une dizaine de personnes a complètement assuré devant plus de 1000 personnes! Je me suis juste chargé de l'introduction, de la description des vulnérabilités et des private jokes sur scène (base64 + lien Youpr0n). C'était bien marrant, et au final le talk a permis de soulever des problématiques actuelles quant à la domotique et sa sécurité (en mettant l'accent en particulier sur les solutions opensource).

Les workshops

Les workshops ont débuté à 19h, et celui que j'avais organisé avec TixLeGeek (et auquel sont venus s'adjoindre y0no et olivier-network, encore un grand merci à eux) a vite été débordé. Question organisation ce n'était pas top, je ne m'attendais pas à autant de monde. Les personnes qui ont soutenu le workshop via Ulule ont (presque) toutes reçues leur matériel, et ont pu s'initier à la soudure. Cela a pris toute la nuit, alors que je pensais avoir suffisamment de temps pour faire plein d'autres choses. Il me reste encore quelques bidules à envoyer par la poste, afin que tout le monde ait son dû.

Résultat: on a passé la nuit à souder, à résoudre des problèmes de soudure et de communication USB avec le badge collector de la Nuit du Hack, mais aussi à rencontrer des gens intéressants et motivés. De belles rencontres, des échanges super sympas, et plus de voix à 8h du matin (l'année prochaine je prévois la sono en plus). Bref, pas mal de choses à améliorer, mais je pense que l'on va monter un petit "village" de hacking hardware inspiré de celui de la Defcon, car il y a encore énormément de choses à faire de ce côté. Et mettre des stations de soudage en accès libre, histoire que tout un chacun puisse s'éclater avec le badge électronique. Avis aux amateurs pour la prochaine édition !

Pour ceux qui seraient intéressés par le badge électronique, cela inclut ceux qui ont eu la chance d'en avoir un et les autres bien sûr, tous les outils nécessaires sont disponibles sur GitHub. Et cela comprend la ROM d'origine ;).

Et de la fatigue ...

A l'heure où j'écris ce billet, je ne me suis pas tout à fait encore remis de cette édition qui fut encore une fois trop courte mais rondement menée, grâce au boulot formidable de toute la team. Merci aussi à vous d'être venus si nombreux, d'avoir bravé les transports en commun et d'avoir répondu présent pour cette douzième édition: c'était juste magique. On remet ça dans un an ?

26
juin
'13

Retour de la Nuit du Hack 2013

Publié le 26 juin 2013

La Nuit du Hack est l'évènement majeur de la communauté Hackers française, généralement organisée fin juin, qui réunit passionnés, professionnels et novices autour d'un thème commun: le hacking. Ce n'était rien de moins que la onzième édition qui se déroulait ce week-end à Disneyland Paris, autour de talks, de workshops, de challenges et de bière (ainsi que des soft drinks, bien sûr). Zou, visite guidée des coulisses de l'organisation de la NDH version 2013 !

Un an de préparation

La méthode est désormais rodée: à peine la Nuit du Hack terminée, l'organisation de la suivante démarre. Cela représente un an de travail acharné pour seulement 24 heures, ce qui n'est pas rien. La recherche de sponsors, la préparation des CFPs, les débuts de conception de design graphique ainsi que les grands axes d'orientation de l’événement se décident à ce moment. C'est aussi l'occasion de faire l'état des lieux des éléments à améliorer, de prendre en compte les remarques constructives des visiteurs envoyées par email, twittées ou parfois même bloguées. On attache une importance toute particulière aux soucis rencontrés et aux solutions possibles. Par exemple, décision fut prise l'année dernière de cabler le wargame plutôt que de se baser sur du WiFi (qui se fait sniffer/polluer chaque année) et de mettre le CTF dans une salle à part. Il n'y a jamais eu de Nuit du Hack sans cafouillages ou problèmes, même cette édition a eu son lot d'ennuis qu'il a fallu gérer.

Ensuite, il y a toute la logistique à superviser. Ce qui va de l'agencement des salles avec plans et tout le toutim aux moyens techniques et à la planification. Il faut aussi gérer en parallèle les qualifications, la conception de l'infrastructure du CTF et du wargame, la réalisation des épreuves de ces deux concours et celle du réseau global à déployer lors de l'évènement. Les partenaires tels que Zen Connect ou Orange sont d'une grande aide en ce qui concerne cette partie, tout comme Outscale (via majinboo) ou OVH (un big up à toute l'équipe !). Sans oublier la communication (Hicham & Lucie).

Un CTF remanié

Cette année, nous sommes partis sur un CTF différent des années précédentes. Il s'agissait toujours d'un CTF attaque/défense, mais cette fois-ci basé sur un scénario et un concept nouveau: la suppression pure et simple des flags formatés. Chaque équipe avait à sa disposition un pare-feu frontal (couche 2) et un serveur hébergeant des services, et se voyait mise dans la peau d'une société réalisant des solutions de DRM (nommée GZT) et devant assurer la pérénité des données de ses clients. Bien sûr, l'objectif est simple: protéger ses données tout en récupérant celles des autres équipes. La nouveauté résidait dans le fait que les données constituaient ce que l'on nomme couramment des "flags": des éléments d'information ayant de la valeur. Les équipes devaient donc voler ces données, et les diffuser sur un portail que nous leur avions mis à disposition, une sorte de Pastebin. A chaque fois qu'une équipe divulguait des informations ayant de la valeur, des points étaient attribués à celle-ci et autant étaient retiranché aux équipes attaquées.

L'infrastructure a été elle aussi repensée et adaptée: la solution de virtualisation a été revue, l'infrastructure simplifiée et l'administration facilitée. Tout cela pour éviter de reproduire les erreurs de l'année précédente. Le matériel prêté par OVH a d'ailleurs été d'un grand secours: ils nous ont prêté de sacrées machines avec des capacités de fou furieux ! Encore une fois, merci à vous ;).

L'installation chez Mickey

On a déménagé tout le matériel le jeudi précédant la Nuit du Hack, durant Hack in Paris, et tout installé dans une salle technique. Depuis quelques années, cela se déroule sans trop de problème car nous nous sommes équipés. Tout est sur roulettes, empilable, et étiqueté. Et avec un camion à hayon, le transport se déroule sans encombre.

Une fois à Disneyland, le premier problème. Un problème d'alimentation. Une personne est venue nous installer suffisamment de puissance pour alimenter nos baies, afin que l'on termine les tests de déploiement ainsi que les configurations de certaines machines. Un peu trop de puissance en fait. Résultat: un bon vieil arc électrique et une imitation de Claude François évitée de justesse. Moins trois alimentations qui n'ont pas supporté la décharge. Qu'à cela ne tienne, le spare est là pour cela: le tout est changé rapidement.

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L'installation de la baie dans la salle dédiée au CTF a été faite le lendemain, et nous avons passé une bonne partie de la journée à câbler, gaffer, tester, déployer et déboguer les systèmes. Et il fallait bien cela. Cette phase s'est terminée le samedi à midi environ.

Le grand bain

La Nuit du Hack a ouvert ses portes relativement tôt (je n'ai pas su réellement à quelle heure, j'ai profité comme quelques autres de la nuit pour essayer de bien dormir), et à 9 heures la salle commençait déjà à être parsemée de geeks et hackers de tout poil. Et on attendait toujours Jérémie Zimmermann, le conférencier en charge de la keynote. Clad a pris la parole, salué tout le monde, tandis que nous tentions désespérément de le contacter. Quelques temps après, des nouvelles de Jérémie et la keynote a ainsi pu se faire sans souci (mais avec du retard). La journée commençait bien. Ceci dit, mieux que l'année dernière car l'an dernier à 9 heures nous n'avions plus d'alimentation dans toute la salle. Quelques soucis de WiFi ont aussi été géré, mais dans l'ensemble tout allait comme sur des roulettes à partir de 10 heures.

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Les participants ont ainsi pu profiter des talks, des speakers, mais aussi des bars, des tables et du réseau déployé. Car oui, cette année il y avait du WiFi qui fonctionnait ! Toutes nos excuses à Dave Kennedy pour l'interruption inopinée de talk (pour cause de mauvais timing), mais cela a été rattrapé par la suite. Le stress du moment certainement. A 20 heures, changement de configuration de salle pour héberger les workshops et le wargame: les participants (1300 personnes environ) ont du sortir de la salle et se sont agglutinés dans les couloirs, où il est devenu difficile de circuler. Un point à résoudre pour la prochaine édition.

Au même moment, les équipes CTF entraient dans la salle dédiée afin de s'installer et de découvrir ce que nous leur avions préparé. Nous avons fait un rapide briefing avant de démarrer le jeu, expliquant aux équipes les règles et leur remettant par la suite un livret contenant le règlement, le détail de l'architecture et leurs accès. Nous leur avons donné 30 minutes pour accéder à leurs machines et les configurer (modifier les mots de passe, changer les règles de filtrage, etc ...), puis les avons connectés entre eux afin de déclarer officiellement la guerre ouverte. Petite frayeur pour l'équipe, les systèmes de monitoring ont remonté pas mal de rouge quelque temps après, les équipes découvrant les services et testant les premières attaques (des scans surtout). Le tout s'est stabilisé, et ceux ayant vu l'utilité du pare-feu frontal s'en sont plutôt bien tirés. Une équipe a choisi de laisser ses services inaccessibles ([technopandas]), par pur choix stratégique, mais a fait marche arrière quelques heures plus tard. Le dimensionnement était plutôt bon, vu la stabilité de l'infrastructure durant le CTF. Au final, une seule épreuve n'a pas été exploitée et le CTF remporté (à nouveau) par les russes de HackerDom. SoSix les talonnait de très peu de points, et la lutte finale s'est vraiment faite entre ces deux équipes. Une belle bataille en somme.

Remise des prix

A 6 heures du matin le dimanche, le CTF a été arrêté et les scores figés. Les russes de HackerDom ont validé à quelques minutes de la fin une série de données volées qui leur ont donné l'avantage, laissant à l'équipe SoSix très peu de temps pour compenser. A 7h00, les prix ont été remis aux équipes: * 4000€ TTC pour la première place (HackerDom) * 1 serveur dédié 16G OVH pour 1 an (SoSix) * 1 serveur VPS OVH pour 1 an (Sutegoma2)

Encore un grand bravo aux équipes, qui ont lutté durement pendant les 9 heures qu'ont duré ce CTF. On espère vous revoir l'année prochaine les gars !

Mot de la fin

Cette Nuit du Hack fut éprouvante. A l'heure où je rédige ce billet, j'ai encore les yeux bien rouges et du sommeil à rattraper. Mais elle fut riche en rencontres (oui, il n'y a que là que j'ai croisé un Ukrainien comprenant le français et trollant sur la sécurité), en rebondissements (côté CTF), et en pur plaisir. Et pour une fois, le wargame et le CTF ont fonctionné sans problème majeur. Et ça, ça fait très plaisir. Et oui, ce petit compte-rendu est très axé sur le CTF, mais eh, je n'ai pas pu suivre les talks ni les workshops.

J'attends avec impatience celle de l'année prochaine, en espérant que l'on arrive à faire aussi bien que l'édition 2013, avec plus de moyens, encore plus de fun et de hacks. J'espère sincèrement que vous avez apprécié cette NDH comme nous avons apprécié l'organiser, et sachez que l'on se démène pour arriver à tenir le niveau.

Pour terminer, je tiens à remercier tout particulièrement les personnes qui nous ont aidé à préparer ce CTF: Corbier, kaiyou, y0no, Benjamin, Bastien, Saiyan, UnclePecos, et Julien. Et désolé si j'en ai fait c*ier certains d'entre vous, le stress toussa ... Et puis encore un grand merci à toute la team OVH, et en particulier Henri: vous roxxez les mamans ours :). Un autre grand merci aux collègues d'HZV, aux anciens des débuts de la NDH (rappelez-vous, le cybercafé, la grange, cela a bien changé), et à tous les ghosts (80 personnes environ) sans qui cela n'aurait pas été possible.

19
mars
'13

Meeting HZV d'avril, ça déménage !

Publié le 19 mars 2013

Comme certains d'entre vous le savent peut-être, chez HZV tous les premiers samedis du mois, c'est l'occasion de se rassembler autour de bières et d'ordinateurs afin d'échanger sur la sécurité informatique, de rencontrer d'autres hackers et de refaire le monde. Mais c'est aussi bien souvent un moment de partage, durant lequel n'importe qui peut présenter un sujet, faire connaître un projet, ou réaliser un atelier pratique. D'habitude, cela se déroule dans les locaux de Sysdream, mais en avril il y a du changement.

On déménage !

Car oui, les locaux de Sysdream c'est bien, mais c'est petit, trop petit, et on se retrouve vite entassé dans pas beaucoup de mètres carrés. Alors quand deux élèves de l'ESIEA proches d'HZV nous proposent de faire un meeting HZV dans leur école, avec un amphi (avec plein de place !) et du matos et de la bière, on ne peut pas dire non. Le meet HZV du mois d'avril, ça se passe donc le samedi 6 avril 2013 de 10h00 à 18h00, dans les locaux de l'ESIEA.

Au programme: des talks, des speakers, du streaming live, des ateliers, des bières et du hack !

Et moi, je peux venir ?

Pour ceux qui ne connaitraît pas le principe des "meets" HZV, la règle est simple: c'est ouvert à tout le monde, sans aucun jugement sur la personne ou les compétences. Que vous soyez novice en sécurité informatique ou confirmé, que vous ayez 12 ans ou 77ans, vous êtes le(la) bienvenu(e). Si vous êtes curieux/curieuse, passionné/e, intrigué/e, ou tout simplement amateur/trice de geekeries et de bière, l'endroit vous est grand ouvert.

Si vous le souhaitez, amenez un laptop ou deux histoire de pouvoir profiter au mieux de l'event; pour ceux qui seraient plus branché hacking hardware, des arduinos ou launchpad voire même des raspberry Pi feront aussi très bien l'affaire !

C'est bien, mais c'est loin ?

L'ESIEA, c'est dans Paris 5ème, accessible via le métro 7 station "Les Gobelins" (ça ne s'invente pas). Si vous venez de province, c'est à un saut de métro de la gare Montparnasse (Métro 6 Nation puis métro 7 à place d'Italie), bref plutôt accessible. Et ne faites pas la moue, certains viennent de Toulon ou de Marseille pour y participer !

Si vous ne pouvez toutefois pas venir, les talks seront enregistrées et probablement streamées sur Internet. Les informations pour accéder au stream et/ou visualiser les vidéos des talks seront diffusées en temps voulu (suivez de près @hackerzvoice =).

Pour plus d'info, je vous renvoie à la page décrivant le programme et la localisation. Sinon, vous pouvez poser vos questions à @hackerzvoice, ou à meeting@hackerzvoice.net.



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